La déclaration des droits des paysan-ne-s adoptée!


Le 28 septembre à Genève, le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a adopté à majorité une déclaration qui protège les droits des familles paysannes et des autres personnes travaillant dans les zones rurales, dont les pêcheurs et les nomades.

Le 28 septembre à Genève, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a adopté à majorité une déclaration qui protège les droits des familles paysannes et des autres personnes travaillant dans les zones rurales, dont les pêcheurs et les nomades. Cela après 6 années de négociation au sein du CDH.
Nous saluons le soutien constant de la Suisse durant tout le processus de négociation et son vote positif aujourd’hui : le seul vote positif d’un pays européen !

La déclaration est d‘une grande importance symbolique pour les personnes qui travaillent dans les zones rurales. « Pour nous, l’adoption de la déclaration témoigne du respect qui est accordé à notre travail », dit Elizabeth Mpofu, coordinatrice générale du mouvement paysan international La Via Campesina qui représente 250 millions de paysannes et paysans à travers le monde.
« Nous nourrissons le monde et subissons en même temps de graves discriminations », poursuit-elle. La déclaration va guider les États et les aider à mettre en place des politiques plus efficaces pour lutter contre la faim et la pauvreté. L’agriculture familiale doit être mieux soutenue, et la reconnaissance et le renforcement des droits des familles paysannes en est la clef. En Afrique, en Asie et en Amérique latine, chaque jour des paysans et paysannes qui luttent pour leurs droits sont menacé·e·s ou assassiné·e·s.
En Suisse, les familles paysannes travaillent souvent dans des conditions très difficiles. Chaque jour, deux à trois fermes disparaissent, pendant que des jeunes, sans terre agricole mais motivés par la paysannerie, n’ont quasiment aucune chance d’accéder à un lopin de terre.

La déclaration de l’ONU reconnaît le droit à la terre et le droit aux semences. Ces droits sont d’une importance primordiale pour les familles paysannes. Les semences paysannes ne cessent de disparaître au profit des semences brevetées, modifiées (OGM entre autres) qui appauvrissent la biodiversité et sont plus chères. Le lobby puissant des semenciers fait pression sur les gouvernements.
D’ici la fin de l’année, la déclaration devrait être adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies à New York.

(basé sur le communiqué de presse du 28.09.2018 édité par Uniterre, Pain pour le prochain, l’Eper, le Cetim, Swissaid et FIAN)

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