Coworking for Hope pour des vaches laitières !


Pendant une année, l'association « Coworking for Hope » a été partenaire de notre projet de vaches laitières en Ouganda. Ses membres, grâce à leur engagement et leur travail assidu, ont réussi à récolter plus de 30'000 francs. Ce qui signifie plus de 30 vaches pour les familles de la région de Mbale à l'Est du pays. Nous les remercions très chaleureusement pour leur grand engagement à nos côtés.

Coworking for Hope est une petite association créée par des jeunes « conscients de la chance qu’ils ont ici en Suisse » et désireux d’aider ceux qui sont dans le besoin. Afin de faire connaître notre projet de vaches laitières, ils ont mis sur pied des repas de soutien, ventes de pâtisseries, soirées lotos, etc. Pour clore cette année de partenariat, le groupe composé de 6 personnes s’est rendu en Ouganda afin de voir les fruits de leur soutien sur le terrain. Ci-dessous, retrouvez le témoignage d’un des participants :
 
Dépaysement
Après une escale à Istanbul et un arrêt à Kigali, nous atterrissons enfin à Entebbe, en Ouganda. Nous sommes fatigués et il fait nuit. Il est 4 heures du matin. Nous prenons un taxi, le soleil se lève alors que nous roulons, laissant apparaître un décor complètement différent de celui dont j'ai l'habitude, je comprends enfin le sens du mot "dépaysement". (…)
 
Tout est teinté de rouge. Les routes sont en terre dure et il n'y a pas de trottoir. Il y a de nombreux petits stands en bois sur le bord de la route où l'on vend de tout: des brochettes, du maïs grillé, des habits, etc. Des poulets se promènent un peu partout. L'air est chargé de poussière et des gaz venant des véhicules. On n'arrête jamais les moteurs. Parfois, on sent une odeur un peu étrange. Je me rends compte que les gens ont l'habitude de brûler de petits tas de déchets plastique sur le bord de la route.
Il y a beaucoup de monde dehors. J'aperçois des enfants en uniforme qui se rendent à l'école. Je me demande combien de temps ils doivent marcher. (…)
 
Du rouge au vert : direction Mbale
Le lendemain, accompagnés par Moses de FH Ouganda, nous partons direction Mbale. C'est là-bas que le projet d'élevage est mis en place. Nous irons y rencontrer les familles qui ont reçu des vaches.
Les paysages sont beaux. Les couleurs ont déjà changé par rapport à Kampala: nous sommes passés du rouge au vert. On respire mieux. Des dizaines et des dizaines de chèvres et de vaches (non laitières) se promènent un peu partout. Il y a des champs de thé, de canne à sucre et autres rizières.
 
Le tsunami de sourires
« Une journée inoubliable », ce sont les premiers mots que j'inscris sur ma feuille en rentrant à l'hôtel ce soir-là. Nous poursuivons en direction de Kibiniko. C'est dans cette zone très précise que se trouvent les vaches que nous avons financées. Nous allions enfin voir ce qui nous avait fait voyager jusqu'ici. J'avais une idée assez précise de ce qui nous attendait là-bas. Mais ce que j'ai vécu était bien au-delà de toutes mes attentes.
Tous les enfants qui aperçoivent notre minibus nous font de grands signes et sourient avant de courir après le véhicule sur des dizaines de mètres, en criant « Muzungus! Muzungus! » (ce qui signifie blancs, étrangers). On rit.
Notre véhicule s'arrête au milieu de la cour d'une école. Avant même d'avoir pu tous sortir, des mamans et enseignantes viennent nous encercler en chantant et en dansant. L'ambiance est déjà à la fête. Une minute plus tard, quelques 300 enfants ougandais, soit à peu près toute l'école, se regroupent devant nous en sortant de leurs classes. Ils portent tous un uniforme bleu.
Nous sommes submergés par un tsunami de sourires magnifiques, de chants et de danses. C'est un moment inoubliable, l'émotion est forte. (…)

De la vache au biogaz
Nous arrivons assez rapidement dans la première famille. Ils sont un peu timides et extrêmement gentils, ils répondent à toutes nos questions. Ils ne possèdent la vache que depuis peu de temps, elle n'a pas encore mis bas. C'est un immense plaisir de les voir, et un immense plaisir aussi de voir l'une de « nos » vaches. Enfin, nous voyons le résultat de notre travail sur le terrain.
Nous poursuivons nos visites aux familles. L’une d’elle, grâce à la vache qu'elle possède depuis quelques temps, a pu mettre en place un système de biogaz dans sa ferme. Ils nous montrent avec fierté qu'ils peuvent maintenant cuisiner grâce à un petit réchaud et s'éclairer à l'aide d'une lampe à gaz. Quel bonheur de les voir si enthousiastes !
 
Nous passons par hasard devant une classe et on nous invite chaleureusement à entrer. On nous chante quelques chansons et l'hymne de l'Afrique de l'est. Leurs voix sont belles. On nous demande ensuite de leur chanter quelque chose à notre tour. Nous sommes pris au dépourvus, nous devons réfléchir vite. Nous tombons d'accord sur « Frère Jacques » avant de faire « Souris verte » !
Le propriétaire d'une grande ferme juste à côté de l'école nous fait son numéro. Il ferait un excellent vendeur. Il nous fait un véritable sketch pour nous lister tous les avantages et changements qu'a apporté la vache dans sa famille !
Il soulève son fils pour souligner le fait qu'il peut maintenant lui payer l'école plus facilement.
Plus tard, nous avons la chance d'assister au transfert de deux petits veaux entre différentes familles faisant partie du programme des vaches laitières. Cela nous prouve que l'impact du projet s'agrandit à chaque nouvelle arrivée d'un veau… Top ! »
 
Un grand merci à Coworking for Hope pour leur engagement à nos côtés !

Details

Projets et Histoires

News

Soudan du Sud : la situation humanitaire est dramatique.

Les combats acharnés et la détérioration des conditions humanitai ...

Projet

Projet 400 fermes

Création d'un réseau de fermes agroécologiques

Histoire

Vedaste: "je suis maintenant un homme heureux"

Rwanda: réduire la pauvreté grâce aux coopératives. Vedaste Ntawu ...