Actions 2012 de l’unité d’aide d’urgence FH

En 2012, l’unité d’aide d’urgence de FH a dû faire face à de nombreux défis. Retour sur les actions menées au Burundi et en Ouganda.

En mars 2012 en Ouganda, la maladie du tremblement (« nodding disease ») a frappé plus de 3’500 enfants, faisant  plus de 300 victimes. Cette maladie qui affecte les enfants de 5 à 15 ans est toujours mal connue et ne connait pas encore de traitement, ce qui pousse de nombreuses familles désespérées à se tourner vers les guérisseurs. Le travail de FH a été de sensibiliser les populations et le personnel soignant  à cette maladie, les aider à en identifier les signes et à adopter de bons réflexes en cas de maladie. Ainsi, des formations ont été conduites dans les villages, des kits ont été fournis aux personnels des centres de santé et cinq émissions de radios traitant du sujet ont été diffusées dans les trois districts ou l’action a été menée.

En Ouganda toujours, les pluies torrentielles du mois de juin dans le district de Bududa à l’est du pays ont provoqué d’énormes glissements de terrain. 18 personnes ont perdu la vie et plus de 400 foyers ont été touchés dans 3 villages. FH a fourni à 150 familles des kits d’hygiène de base (savon, couvertures, jerrycans pour conserver l’eau, etc.) visant à prévenir la diffusion de maladies transmissibles par la mauvaise hygiène et l’eau sale.

Au Burundi, il a fallu faire face au retour des milliers de familles qui avaient fui pendant la guerre civile. Bien souvent, les villages et infrastructures ont été complètement détruits pendant cette période. Au nord du pays, dans le district de Kirundo, le gouvernement a aidé 674 familles rapatriées à se réinstaller en leur fournissant un lopin de terre. Cependant il ne les a pas soutenu pour la construction de maisons ni n’a fourni d’aide pour les aider à se reconstruire une vie. Les gens n’avaient donc pas de quoi subvenir à leurs besoins et n’avaient même pas de semences à planter. Début 2012, suite au froid et aux conditions de santé et d’hygiène qui se dégradaient, 79 morts furent reportés à Kirundo. En avril, suite à la demande des autorités locales qui n’étaient plus en mesure de faire face à ces situations, FH a effectué la distribution de rations de nourriture à 631 foyers, soit 11 tonnes de maïs et 5 tonnes de haricot.

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

L’unité d’aide d’urgence de FH vient en aide aux réfugiés de RDC fuyant la violence

En RDC, plus de 130’000 personnes sont déplacées à cause des conflits qui sévissent entre les groupes rebelles et militaires dans le nord-est du pays. Privées de leurs maisons, ces personnes fuient les zones de combat pour trouver plus de sécurité, voyageant avec peu ou pas de nourriture, sans eau ni abri.

L’unité d’aide d’urgence de FH, en coordination avec d’autres organisations, cherche la meilleure solution pour fournir de la nourriture, de l’eau et un abri à ces personnes qui doivent affronter une baisse des températures et la pluie, et qui sont exposées aux risques de propagation du choléra.

Peter Howard, directeur de FH pour l’aide d’urgence, relève que les besoins immédiats sont l’eau, la nourriture et d’autres produits de première nécessité. Mais un autre enjeu majeur est celui de la protection des femmes et des enfants, spécialement vulnérables en ces temps de conflit. Car il y a malheureusement beaucoup de viols et de jeunes garçons forcés de combattre comme enfants soldats.

Ces personnes vulnérables ont déjà été déplacées par les conflits et sont des survivants de la guerre en RDC qui a eu lieu de 1994 à 2003 et qui a couté la vie à plus de 5 millions de personnes et a laissé des millions sans toit et sans ressources.

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

« FH agit comme un soutien à l’initiative individuelle »

Yannick Heiniger a accompagné notre chargé de programmes lors de son voyage annuel de suivi et d’évaluation des projets dans la région des Grands Lacs, en Afrique Centrale.
Découvrez ses impressions en lisant le compte-rendu de son voyage !


Encourager le développement des capacités

Accueil dans un village au Burundi

« Notre voyage nous amena successivement au Burundi, au Rwanda puis au Congo. Une journée type était composée de plusieurs heures de voitures, passées à admirer de magnifiques paysages, afin de visiter des communautés très souvent isolées, situées loin de tout appui logistique gouvernemental, et situées bien en-dessous du seuil de pauvreté. En 12 jours, ce n’est pas moins de 15 différents projets que nous avons visités. Lors de chaque visite, la communauté entière se rassemblait pour nous accueillir et montrer l’avancement des projets. FH n’agissait pas sur place comme une ONG connaissant le chemin du développement, mais comme un appui aux entités locales et un soutien à l’initiative individuelle. Dans ce sens, FH essaye d’améliorer les conditions de vies des familles, grâce à la participation active des locaux et au développement de leurs capacités individuelles et collectives.

Une chèvre ou une vache peuvent faire une différence

J’ai été surpris par la différence qu’une vache ou une chèvre, ou de simples réunions peuvent procurer, et la manière dont ces communautés peuvent rapidement les faire fructifier. D’une manière générale, j’ai observé que les projets de développement de FH, qui ciblent leur action sur le développement holistique des communautés, semblaient s’aligner aux besoins des bénéficiaires. Je tiens à soulever le travail des professionnels de terrain, qu’ils soient agronomes, gérant de projets, animateurs ou simplement bénévoles, qui, par un travail de persévérance, permettent à ces populations de se doter d’une mentalité différente qui facilite la création d’activités génératrice de revenus et de sécurité alimentaire.

Un des meilleurs cafés du monde

Tri manuel des grains de café

J’ai été interpellé par la situation des petits producteurs de café du Burundi, qui produisent un des meilleurs café au monde, et luttent pour une participation réelle dans le développement de leur pays. Il ne suffit pas pour ces derniers de recevoir une aide financière des grandes agences de développement, mais d’obtenir des conditions de production et de commercialisation favorables. On estime en effet à 5-6% du prix de vente du café qui revient au petit producteur. Dans ce contexte, FH a participé à la transformation d’associations en coopératives actives dans la production de café. Pour leur permettre un développement optimum dans un contexte économique difficile, FH a contribué au financement de stations de lavage et de dépulpage, qui permettent à de nombreuses familles de venir directement vendre leur récolte. Une récolte qui sera ensuite achetée par un producteur sud-africain qui acheminera le produit dans les supermarchés du pays.

Une mentalité de gagnant

Outre la beauté du projet qui offre une alternative aux plus touchés par un marché du café de plus en plus compétitif, c’est la mentalité de gagnant qui m’a le plus marqué. Ces petits paysans, motivés par le projet et les perspectives qui s’offrent à eux, regorgent d’idées et d’initiatives pour se développer et pourquoi pas, grâce à l’aide de partenaires locaux et internationaux, présenter un produit de qualité jusque dans nos supermarchés européens.  

Cultiver sur un marais

Un autre projet qui m’a interpellé est celui d’agriculteurs au Congo, près de Bukavu, dans le Sud Kivu. Malgré l’instabilité politique de cette région, et un danger d’expropriation constant, plusieurs collaborateurs locaux de FH se sont joints à une initiative locale où des petits paysans souhaitaient drainer un courant d’eau de manière à cultiver sur un marais de 15 kilomètres. Ce projet unique n’est pas le fruit de l’idée d’un européen, mais bien une initiative locale à laquelle FH s’est liée.

Développer des rêves d’un nouveau lendemain

D’une manière générale, ce qui émane de ces deux projets est bien la réalité que le développement commence par celui des hommes, qui développent des idées et des rêves d’un nouveau lendemain. C’est à ce stade que j’ai pu apprécier tant les valeurs que l’attitude de FH qui met l’accent sur la personne en entier, ce qui assure aux bénéficiaires, d’être au centre de leur propre développement. »

______________

Pour Yannick Heiniger, ce voyage s’inscrivait dans le cadre de la phase finale de sa Maitrise en Socioéconomie de l’Université de Genève. Travaillant sur la pratique du développement en Afrique, il souhaitait se rendre compte des réalités du terrain avec un connaisseur de la région et de ses enjeux.

 

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Une coopérative de caféiculteurs très déterminée à avancer avec FH Burundi

 

 les membres de la coopérative

Dès que les membres de la coopérative « Majambere ni Ikawa » basée à Mwumba (province de Ngozi, au nord du Burundi) ont appris que FH Burundi bénéficierait des fonds de FH Suisse, ils se sont immédiatement organisés pour gérer les récoltes de leurs caféiers. Pour la mise en place de la pépinière, la coopérative a déjà contribué de ses propres moyens à près de 50% du coût des travaux. Une petite bâtisse est également  en construction, elle servira de bureau et de petit magasin de transit pour stocker le café parche (après lavage) sec.

Au mois d’avril dernier, FH Burundi a soutenu cette coopérative pour la mise en place d’une pépinière de caféiers. Le résultat espéré est de 35’000 jeunes plants de café. Plus de la moitié des caféiers de la région ayant été plantés il y plus de 50 ans, il était nécessaire de les remplacer, afin d’augmenter la production et d’en améliorer la qualité.

pépinière

La Confédération nationale des associations des caféiculteurs du Burundi (CNAC)

En visite à Mwumba auprès de la coopérative « Majambere ni Ikawa », le Président de la CNAC apprécie beaucoup le travail que FH Burundi mène aux côtés des coopératives : « Les interventions de FH Burundi cadrent bien avec les orientations de la CNAC », se réjouit-il.

Visite du président de la CNAC

Plus de 300 tonnes de cerises de café

Début juillet, les deux coopératives qui possèdent déjà leurs propres stations de lavage avaient déjà récolté plus de 306 tonnes de cerises de café. 31.5 tonnes de café parche sont déjà arrivés aux entrepôts de l’usine Sodeco pour la seconde étape d’usinage, le décorticage. Les grains de café seront ensuite prêts pour la vente.

Publié dans Burundi | Commentaires fermés