Nouvelles du projet café au Burundi

Groupes d’épargnes et de crédits

Les mois qui précèdent la récolte du café sont difficiles pour les producteurs. Ceux-ci manquent en effet souvent d’argent, puisqu’ils ne disposent pas d’un revenu régulier pendant cette période. Pour y remédier, certaines familles sont obligées de vendre, avant même le début de la saison. Concrètement, cela signifie qu’un caféiculteur cède ses cerises immatures sur pied à quelqu’un d’autre, généralement à mauvais prix. C’est donc le nouveau propriétaire qui bénéficie de la récolte. Afin de faire face à ces difficultés, les membres des coopératives encadrées par FH ont été formés à la mise en place de groupes d’épargne et de crédits. La mise en commun de l’épargne aide les membres en leur permettant de faire un emprunt durant la période de pré-récolte.

Champs de démonstration

FH Burundi a fourni 360 tonnes de fumier aux caféiculteurs leaders afin de leur permettre de bien fertiliser leurs plantations. Dans chacune des sept coopératives encadrées, les plantations de 100 caféiculteurs leaders serviront de champs de démonstration pour former les autres producteurs.

De bonnes relations entre les coopératives et les acheteurs de café

Le torréfacteur Sud-Africain Bean There est depuis 3 ans l’acheteur du café de la Coopérative Codenya soutenue par FH. En 2012, il a acheté 301 sacs, ce qui équivaut à 18, 6 tonnes de café vert. Récemment, lors d’une visite de l’acheteur à la coopérative, celui-ci a octroyé un don de 500 US$ pour l’acquisition d’un kit solaire pour l’éclairage du site de la station de lavage.

Remplacer les vieux caféiers

L’un des grands défis de la culture de café au Burundi réside dans la vieillesse des plantations. Plus de la moitié des caféiers ont plus de 40 ans. Afin de les remplacer progressivement, 50’000 jeunes plants de caféiers ont été semés.

Soutien pour l’acquisition des nouvelles stations de lavage

Le fait de disposer de leur propre station de lavage permet aux membres d’une coopérative de gérer eux-mêmes leur production. Ils maîtrisent ainsi le processus de transformation des cerises de café et peuvent y apporter le plus grand soin, indispensable pour une production de grande qualité.

A travers la gestion en coopératives, les producteurs se réapproprient aussi la vente de leur café. Ils sont directement en lien avec les acheteurs sans devoir passer par des intermédiaires, ce qui donne une plus value à leur produit.

Durant l’année 2013, FH Suisse prévoit de soutenir 3 nouvelles coopératives à avoir leurs propres stations de lavage.

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