FH vient en aide aux réfugiés syriens et irakiens

Selon les Nations Unies, près de 3 millions de Syriens ont fui leur pays pour échapper aux atrocités de la guerre civile qui fait rage depuis plus de 3 ans. Elles estiment de plus qu’il y a en Syrie 6 millions de déplacés internes. Par ailleurs, l’organisation terroriste Etat islamique (EI) contrôle désormais de larges secteurs de la Syrie et de l’Irak. Les combattants ont été particulièrement violents notamment envers les chrétiens et les communautés chrétiennes, ce qui a incité des milliers de personnes à fuir, en Turquie, au Liban et en Jordanie.

L’unité d’aide d’urgence de FH, en partenariat avec d’autres organisations et des églises locales, soutient les réfugiés de ces pays. Elle fournit de la nourriture, des kits de cuisine, des couvertures, des abris, des vêtements, etc. Elle participe à la mise en place de mesures de protection pour les femmes et les enfants, premières victimes de violence dans les camps. Elle soutient aussi des églises qui créent des espaces d’accueil, où les enfants peuvent jouer et continuer à recevoir des enseignements pour poursuivre au mieux leur scolarité.

Face à l’afflux de réfugiés dans les camps, la nourriture, l’eau et les abris manquent. Les conditions de vie deviennent de plus en plus difficiles et la situation sanitaire se dégrade.

Vous pouvez soutenir les réfugiés par la prière et/ou en faisant un don à FH Suisse avec la mention « Syrie-Irak ».

Votre don sera transmis à l’unité d’aide d’urgence de FH. Un grand merci pour votre solidarité.

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Kaffee: vom Strauch in die Tasse

In Burundi läuft die Kaffeeernte seit März auf Hochtouren. Noch bis im Juni. Céline ist seit sechs Monaten Praktikantin bei FH Burundi und liefert uns Nachrichten vom Terrain. Hier berichtet sie über die verschiedenen Schritte der Kaffeeherstellung. Seit 2011 begleitet FH die Kaffee-Genossenschaften, damit sie ihre Kaffeeproduktion steigern und zu einem fairen Preis absetzen können.

Das Reifen der Kaffeefrucht
Die Arabica-Kaffeekirschen reifen über sechs bis acht Monate heran. Sie bestehen aus zwei Steinkernen, den Kaffeebohnen, die von Fruchtfleisch umgeben sind. Die Kirschen sind reif, wenn sie rot sind.

Die Ernte der Kirschen
Die reifen Kirschen sind bereit zur Ernte. In Burundi werden sie hauptsächlich von Hand abgelesen. Im Idealfall werden die reifen Kirschen abgelesen und die grünen für einen nächsten Erntegang stehen gelassen.

Die Aufbereitung
Nach dem Ablesen müssen die Bohnen innert sechs Stunden von Fruchthaut und Fruchtfleisch befreit werden. Der Arabica-Kaffee wird nass aufbereitet. Dies geschieht in einer Waschanlage. Vier der sieben Genossenschaften, welche FH im Rahmen des Hilfsprojekts für Kaffeeproduzenten begleitet, verfügen über eine eigene Kaffee-Kleinwaschanlage.
Die gelesenen Kirschen werden von der Plantage zur nächsten Waschanlage oder Sammelstelle transportiert. Meist zu Fuss legen die Kaffeebauern, ihre Angehörigen und Angestellten dabei mehrere Kilometer zurück.

Zuerst werden die Kirschen von Hand und im Wasser sortiert, um die unreifen und beschädigten Kirschen auszuscheiden.


Dann werden die Kirschen gewogen, um den Verkaufspreis für den Kaffeebauern zu eruieren. Dieses Jahr bezahlen die Genossenschaften 600 Burundi-Francs pro Kilo, was etwa 33 Rappen entspricht.

Das Entpulpen
Mit dem Entpulpen ist die Befreiung der Bohne von Fruchthaut und Fruchtfleisch durch Wasser und Reibung gemeint. Dies geschieht maschinell.
Für die Gewinnung eines Kilos gewaschenen »Pergamentkaffee« (nach dem stehen bleibenden »Pergamenthäutchen«) braucht es etwa 5 Kilos Kirschen.

Die Fermentierung
Nun gären die Bohnen zwölf Stunden im Wasser (Fermentierung), um die nach dem Entpulpen übriggebliebene Schleimschicht aufzulösen.

Das Waschen
Dann wird der Pergamentkaffee gewaschen. Diese Arbeit übernehmen wegen der erforderlichen Körperkraft hauptsächlich die Männer.

Das Sortieren
Nun wird der Kaffee sortiert. Diese Feinstarbeit nehmen hauptsächlich die Frauen wahr. Im Laufe der Aufbereitung werden die Bohnen mehrmals mit mehr oder weniger komplizierten Methoden sortiert. Damit die ausschüssigen Bestandteile (Pulpenreste, verdorbene Pergamenthäutchen usw.) ausgeschieden, der Kaffee aber auch nach Qualität sortiert werden.

In gewissen Waschanlagen stehen Absetzbottiche im Einsatz, in denen die Bohnen nach Dichte – die qualitativ besseren Bohnen sind schwerer – getrennt werden.

Das Trocknen
Danach wird der Kaffee je nach Wetter eine bis drei Wochen an der Sonne getrocknet. Dazu wird er auf grossen Tischen ausgebreitet und regelmässig gewendet und aussortiert.
Wenn die Feuchtigkeit der Bohnen auf 11–12 Prozent gesunken ist, werden sie in Säcke abgefüllt und danach in eigenen Speichern zwischengelagert.

Das Schälen
Als letzter Schritt vor dem Export wird der Pergamentkaffee vom Pergamenthäutchen befreit. Dieser Vorgang, das Schälen der Kaffeebohne, erfolgt per mechanischer Reibung. Dieser Arbeitsschritt erfolgt in einer der burundischen Schälfabriken. Der so vorliegende Rohkaffee ist nun bereit für den Export.


Ein äusserst geringer Teil der gesamten Kaffeeproduktion wird in Burundi selber geröstet. Burundi konsumiert nämlich nur sehr wenig Kaffee, weshalb es sinnvoll ist, ihn in seiner Rohform zu exportieren und erst im Verbraucherland zu rösten. So bleibt die Qualität der Bohnen erhalten. Je näher Röstung und Verzehr des Kaffees (geografisch und zeitlich) beieinanderliegen, desto grösser ist seine Qualität.

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Café : De la cerise à la tasse

Au Burundi, la récolte de café bat son plein depuis la fin du mois de mars. Elle devrait s’achever au cours du mois de juin. Céline, qui est en stage à FH Burundi depuis 6 mois, nous livre ici des nouvelles du terrain en illustrant les différentes étapes de la production de café. Depuis 2011, FH Suisse soutient 7 coopératives de caféiculteurs, afin qu’elles puissent augmenter et améliorer leur production et vendre leur café à juste prix.

La floraison des fruits du caféier

Les cerises de café de type Arabica mettent entre 6 et 8 mois pour mûrir. Ce fruit est constitué de 2 noyaux (ou fèves), entourés d’une partie charnue. La cerise est mûre quand elle est de couleur rouge.

La récolte des cerises

Vient alors le moment de récolter les cerises mûres. Au Burundi, la cueillette se fait essentiellement à la main. Il faut idéalement passer plusieurs fois pour récolter les cerises mûres et laisser mûrir les cerises encore vertes.

 

Le traitement

Une fois les fruits cueillis, il faut libérer le grain de son enveloppe dans les 6 heures. Pour le café Arabica, la méthode de traitement est la voie humide. Elle s’effectue, dans un premier temps, dans une station de lavage. 4 des 7 coopératives encadrées par FH dans le cadre du Projet d’Appui aux Caféiculteurs possèdent leur propre mini-station de lavage du café.

La cueillette est donc transportée depuis le champ jusqu’à la station de lavage ou le centre de collecte le plus proche. Les producteurs, les membres de leur famille ou leurs employés parcourent ainsi plusieurs kilomètres, le plus souvent à pied.

Les cerises sont d’abord triées à la main puis par flottaison, afin de supprimer les cerises non mûres ou abimées.



La récolte est ensuite pesée, afin de déterminer le gain engendré par le caféiculteur. Cette année, les coopératives achètent le kilo de cerise à 600 francs burundais (soit environ 33 centimes de francs suisses).

Le dépulpage

Puis vient le moment du dépulpage ; c’est-à-dire, la séparation du grain de la pulpe par l’utilisation d’eau et de friction. Cette opération se fait à l’aide d’une machine.

Il faut environ 5 kilos de cerises pour faire un kilo de café parche.

La fermentation

Les grains sont ensuite plongés dans l’eau pendant 12 heures (c’est ce qu’on appelle la fermentation), afin de les libérer de la substance visqueuse qui les recouvre après le dépulpage.

 

Le lavage

Puis le café parche obtenu est lavé. Cette opération est principalement accomplie par des hommes car elle demande beaucoup de force.

Le tri

Le café est ensuite trié. Cette opération minutieuse est quant à elle, principalement réservée aux femmes. Le tri est effectué plusieurs fois au cours du traitement selon des méthodes plus ou moins sophistiquées. Il permet à la fois de retirer les déchets (reste de pulpe, parche abimée, etc.), mais aussi de trier le café selon sa qualité.

Certaines stations disposent d’un bac de gradage qui sélectionne les grains selon leur densité, les plus lourds étant ceux de meilleure qualité.

Le séchage

Le café doit ensuite sécher pendant 1 à 3 semaines, selon l’ensoleillement. Il est étalé sur de grandes tables de séchage, brassé et trié régulièrement.

Quand son taux d’humidité atteint 11-12%, il est mis en sac puis stocké dans des entrepôts aménagés.

Le déparchage

Le café va ensuite subir une dernière opération avant d’être exporté, il s’agit du déparchage. Cela consiste à libérer le grain de sa parche par friction. Cette opération est effectuée dans l’une des usines de déparchage que compte le Burundi. On obtient alors du café vert, prêt à l’exportation.

Une toute petite partie du café burundais est torréfié sur place. En effet, le Burundi étant un très faible consommateur de café, il convient d’exporter le café vert dans les pays consommateurs et de le torréfier une fois sur place, afin de conserver la qualité des grains. Plus le café est torréfié proche de sa consommation (dans le temps et dans l’espace), meilleure en est sa qualité.

 

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Interview: Jeannine Habarugira de FH Burundi


Jeannine Habarugira est responsable du projet de développement agricole holistique dans la province de Kirundo au nord du Burundi.

Comment la dimension holistique de ce projet agricole se traduit-elle sur le terrain ?
Ce projet renforce la cohésion sociale. Il réunit des paysans, des fidèles et des leaders de confessions religieuses différentes. Tous ces partenaires ont accepté de se rassembler autour d’un même point: améliorer le quotidien des familles. La dimension holistique se traduit par le fait que tous les aspects de la vie de l’être humain sont considérés dans ce projet: l’aspect physique, intellectuel, social et spirituel. L’objectif général est d’augmenter la production agricole et maraîchère. Une partie de la production est consommée (aspect physique) et le surplus est vendu. L’argent tiré de la vente sert à faire face à d’autres besoins élémentaires, comme par exemple celui de se faire soigner en cas de maladie (aspect physique) ou payer les frais scolaires des enfants (aspect intellectuel). L’aspect social est renforcé à travers les interactions permanentes entre les bénéficiaires. L’aspect spirituel se traduit par le fait que les agriculteurs sont conscients que le métier d’agriculteur est sacré et qu’il doit être exécuté à l’image de Celui qui l’a commencé, Dieu.

Le projet s’appuie sur les «principes bibliques de l’agriculture»? De quoi s’agit-il?
Il s’agit de ne pas nuire à l’environnement, de le respecter. Concrètement, cela signifie de ne pas trop intervenir dans l’ordre des choses, par exemple, en utilisant un maximum d’engrais d’origine organique, comme le fumier.

La Bible contient une grande quantité de passages en lien avec l’activité agricole qui peuvent nous orienter. Il s’agit par exemple de revaloriser le travail agricole: ceux qui pratiquent l’agriculture ont une haute mission, car il s’agit d’une activité qui se fait à l’image du travail accompli par Dieu que l’on peut considérer comme le premier agriculteur. Les êtres humains sont les gérants de tout ce que Dieu a créé. Il y aussi le principe de diversité, Dieu se réjouit de la diversité de sa création et les paysans doivent s’efforcer de maintenir cette diversité. 

Le projet soutient 30 associations paysannes et 8 églises. Comment se passe le partenariat? Quel est le rôle des églises impliquées dans le projet?

Les associations partenaires de FH ont été choisies parce qu’elles ont des activités d’agriculture et qu’elles ont accepté de participer activement et directement dans l’exécution des activités prévues dans le projet.

Chez nous, les églises sont des institutions crédibles et permanentes et elles peuvent facilement assurer le transfert des pratiques vers les populations. Elles ont des associations qui leurs sont affiliées qui font des activités agricoles. Elles disposent par ailleurs de grands terrains qui sont souvent sous-utilisés. Avec ce projet, ces terres sont maintenant cultivées et permettent d’augmenter la production et de la redistribuer équitablement.

Par exemple, pour la mise à disposition des bonnes semences. Ce sont les responsables des églises qui sont chargés de les distribuer à leurs associations. Nous veillons aussi à ce que toutes les associations disposent de suffisamment de semences pour la saison culturale qui suit, en appliquant une règle de solidarité. Ainsi, si une association n’a pas eu une bonne récolte, elle recevra une part de la production d’une autre association dont la récolte a été meilleure. Au moment de la récolte, celles-ci sont partagées entre tous : une part revient aux personnes démunies de l’église (familles vulnérables, orphelins), une autre part est distribuée entre les producteurs et le reste est vendu sur le marché.

Ce projet a débuté il y a 3 ans. Aujourd’hui quels sont les principaux résultats? Dans la vie quotidienne des personnes partenaires du projet, quels sont les changements que vous observez?

Nous voyons que les paysans ont appris à bien gérer leur récolte: pour le stockage, ils utilisent les hangars publics qui ont été construits à cet effet. Ils ont aussi pris l’habitude de garder une partie de la production pour produire les semences.

Au niveau des pratiques agricoles, on observe aussi des changements positifs. Par exemple, sur des terrains en forte pente, les paysans commencent par creuser les courbes de niveau avant d’y installer les cultures pour éviter l’érosion. Ils savent aussi sélectionner les cultures adaptées à une saison donnée. Pour l’élevage des vaches et des chèvres, ils pratiquent la stabulation permanente, c’est-à-dire que les bêtes sont maintenues dans leurs étables et le fourrage leur est amené. Dans un petit pays comme le Burundi où le manque de terre arable pour l’agriculture est un grand défi, c’est une bonne solution. Cela permet aussi de protéger les bêtes des maladies en évitant le contact avec d’autres animaux.

Pour la plupart d’entre eux, la culture des légumes est une activité nouvelle. Avoir facilement à disposition des légumes influence la composition des repas qui sont devenus plus variés et aussi plus équilibrés, ce qui a des bonnes répercussions sur la santé.

Quels sont les difficultés, les défis de ce projet?

L’activité agricole est parfois assez ingrate, en effet, même avec des bonnes semences et des bonnes techniques, nous subissons les variations climatiques qui ne favorisent pas régulièrement une bonne production.

Par ailleurs, les paysans manquent de terres pour installer leurs cultures. Ils doivent donc souvent faire recours à la location de parcelles pour pouvoir cultiver et par là une part importante des revenus est utilisée pour le paiement de la location.

Le transfert des pratiques agricoles et maraîchères vers les populations qui n’ont pas eu l’appui direct de FH se fait timidement.

La province de Kirundo était autrefois considérée comme le grenier du pays. Comment se fait-il que c’est aujourd’hui une des régions du pays où l’insécurité alimentaire est la plus grande?

Les sols ont perdu de leur fertilité, suite à l’érosion d’une part et aux périodes de sècheresse d’autre part. Par ailleurs la province de Kirundo est très peuplée et les terres cultivables sont rares, en moyenne on estime qu’une famille dispose de 0,2 hectare.

La population vit dans la pauvreté et n’a pas les moyens de se procurer les semences de qualité, les engrais et les animaux d’élevage qui donnent du fumier. En outre, une part de la population est encore fragilisée par les conflits qui ont secoué la région et peine à s’atteler aux activités de développement.

En savoir plus sur ce projet

 

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Interview: Céline stagiaire chez FH Burundi

1. Cela fait 3 mois que vous êtes au Burundi, comment se passe votre stage ?

Tout se passe très bien depuis mon arrivée au Burundi. J’ai été très chaleureusement accueillie par les équipes de FH Burundi qui mettent tout en œuvre pour que mon séjour se passe au mieux.

Le premier mois a été riche en informations, rencontres et découvertes. J’ai passé la première semaine dans les bureaux de FH à Bujumbura, afin de rencontrer l’équipe de direction. Puis, j’ai suivi les équipes sur le terrain (en province de Kayanza et Ngozi) afin de rencontrer les partenaires du projet et me plonger dans le projet PACNOB.

J’ai ensuite réfléchi avec Jean, mon responsable pour FH Burundi, à la planification optimale de mon stage, en fonction des priorités. François, mon responsable pour FH Suisse, en mission courte au Burundi, m’a également apporté sa réflexion et m’a aidé à redéfinir les enjeux actuels du projet.

Actuellement, j’analyse le processus de « formation en cascade ». Celle-ci consiste en la formation des « leaders » sur les bonnes pratiques agricoles, puis la transmission aux « disciples ». Ce processus ne fonctionne pas de manière optimale, il s’agit donc d’en identifier les causes et de proposer des pistes pour l’améliorer.

2. Vous allez rester 9 mois au Burundi. En quoi consiste votre stage au sein de FH, quels en sont les buts ?

Je suis ici dans le cadre du Projet d’Appui aux Caféiculteurs du Nord du Burundi (PACNOB). Ce projet, prévu pour une durée de 3 ans, est à mi-parcours et fait face à certaines difficultés de mise en œuvre. J’apporte mon soutien à l’équipe de FH Burundi, afin de trouver ensemble de nouvelles stratégies pour atteindre les objectifs.

Ma mission est très variée, j’interviens à différents niveaux :

- l’encadrement général (création d’un outil de suivi-évaluation, analyse critique du processus de privatisation de la filière café et réalisation de rapports trimestriels) ;

- l’encadrement stratégique (suivi de la politique agricole, renforcement des partenariats et participation à l’évaluation mi-parcours) ;

- l’appui direct aux caféiculteurs (suivi de la campagne café, analyse du fonctionnement des coopératives et des mini-stations de lavage, évaluation du processus de formation en cascade et analyse des possibilités de certification du café) ;

- l’appui au financement de la filière café (identification et démarche auprès des bailleurs potentiels, analyse des possibilités de préfinancement de la campagne café et de financement des investissements sur le long terme) ;

- la communication (réalisation d’un témoignage « Paroles aux femmes » et échanges avec FH Suisse pour le suivi de ma mission).

3. Quels défis rencontrez-vous ?

La barrière linguistique est un grand défi : à Bujumbura, il est facile de se faire comprendre en français ; mais à l’intérieur du pays, beaucoup de gens parlent uniquement kirundi. Lors de mes visites de terrain, mes collègues me traduisent les discussions, mais je perds inévitablement de l’information. J’envisage de prendre des cours mais je ne maîtriserai pas la langue au terme de ces 9 mois ici.

Vivre et travailler dans un contexte africain représente aussi un défi : j’apprends beaucoup sur moi et les autres, mais je me retrouve aussi parfois dans des situations délicates à gérer.

Le contexte actuel du projet constitue un défi, puisque j’arrive au milieu du projet, dans une phase de réorientation et de redynamisation des activités.

Au niveau logistique, les déplacements ne sont pas faciles. A Bujumbura, il est vivement déconseillé de se balader à pied une fois la nuit tombée, il faut donc trouver des alternatives. Pour les déplacements à l’intérieur du pays, j’utilise parfois les transports publics qui sont à la recherche constante d’une meilleure rentabilité : rouler toujours plus vite et transporter toujours plus de monde et de denrées. Les déplacements sur le terrain (avec les véhicules de FH) prennent beaucoup de temps, puisque certaines communes sont situées à près de deux heures de route sur piste depuis Kayanza.

4. Quelque chose qui vous a particulièrement touchée depuis le début de votre stage ?

La gentillesse du peuple burundais me frappe tous les jours. Leur façon timide d’aborder les gens est très touchante. Ils sont très accueillants, me souhaitent tout le temps la bienvenue et s’inquiètent beaucoup du bien-être des autres. La notoriété des blancs est aussi frappante. Les enfants crient « muzungu, muzungu » lorsqu’ils me voient (cela veut dire « blancs »), tous m’observent avec curiosité et tentent d’attirer mon attention. Certains s’osent à me toucher, d’autres fuient. Les adultes me serrent la main avec un signe de respect. Je n’ai pas l’habitude d’être autant sollicitée !

La pauvreté, la misère et la faim sont bouleversantes. Les gens vivent dans des conditions d’extrême pauvreté dont il est difficile de ne pas s’indigner. Mais c’est cela aussi qui renforce mon engagement.

5. Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre parcours ?

J’effectue ce stage dans le cadre de ma formation professionnelle de Coordonnateur de Projet de Solidarité Internationale et Locale (COPSIL), suivie à l’Institut de Formation et d’Appui aux Initiatives de Développement (IFAID) basé à Bordeaux. Cette formation de deux ans est composée d’une année de cours théoriques et travaux pratiques et d’une année de mise en application professionnelle.

Le parcours qui m’a amené à m’engager dans la solidarité internationale est plutôt atypique. Après quatre années d’université en géographie et développement local, j’ai passé plusieurs années en alternant voyages et petits boulots. C’est suite à un stage de deux mois à Port-au-Prince en Haïti sur un projet eau et assainissement que mon envie de travailler dans la gestion de projets de développement a été confirmée.

 

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Visite à des coopératives agricoles au Nord du Rwanda

Durant ma dernière semaine de stage, j’ai eu la chance de pouvoir participer au voyage d’étude des coopératives. Avec 50 membres des coopératives et mes collègues David et Marcelline, nous sommes partis 4 jours au Nord du Rwanda. Là-bas nous avons rendu visite à trois coopératives agricoles qui ont réussi à se développer avec succès en passant de la simple production agricole à la transformation ou à la commercialisation de leurs produits.

La première coopérative visitée produit de la farine de maïs. C’est grâce à des crédits, qu’elle a pu s’offrir un moulin. Aujourd’hui, elle achète le maïs produit par plusieurs petites coopératives et parvient même à exporter de la farine de maïs en Ouganda. La deuxième coopérative rencontrée cultive toutes sortes de légumes et a construit son propre marché couvert, où elle les vend. La dernière que nous avons visitée s’occupe de la production de plants de pommes de terre. Sur des vastes champs, elle cultive une très grande variété de pommes de terre. Elle possède également une serre qui lui permet de tester des nouvelles variétés de semences, en collaboration avec un agronome.

Production des plants de pommes de terre.

Un contexte très différent

Pour les membres des coopératives venus pour trouver des nouvelles idées et tirer profit des expériences d’autres paysans, ces visites ont été très intéressantes : beaucoup de questions ont pu être posées et les discussions ont été intenses. Mais ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que l’environnement n’est pas le même dans l’ensemble du Rwanda : au Nord, les terres ne manquent pas, alors qu’au Sud, où sont basées les coopératives soutenues par FH, la pénurie des terres représente une grande difficulté. Le climat est aussi très différent et ce ne sont pas forcément les mêmes cultures qui sont favorisées dans ces deux régions. En outre, il faut souligner que les coopératives du Nord qui ont réussi à développer leurs activités ont bénéficié non seulement du soutien d’organisations non gouvernementales, mais aussi du gouvernement rwandais.

Les membres des coopératives écoutent les explications concernant la production de la farine de maïs.

Un encouragement pour les coopératives

Ce voyage d’étude a malgré tout été une très bonne opportunité pour les membres des coopératives soutenues par FH: ils ont pu profiter du savoir-faire d’autres paysans et ont été encouragés à franchir le pas pour développer de nouvelles activités en dehors de la production agricole, tout en ayant pris conscience du fait qu’il s’agissait souvent d’un processus long et difficile.

Jeannette von Däniken a terminé son stage à FH Rwanda. Ceci était donc son dernier texte. Nous la remercions pour sa précieuse contribution.

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Die Herausforderung der Nachhaltigkeit

Wie in jedem Projekt, das ein klar definiertes Enddatum hat, ist auch beim « projet d’appui aux associations et coopératives agricoles » im Süden von Ruanda die Nachhaltigkeit ein grosses Thema. Was passiert mit den Kooperativen, wenn sie nicht mehr von Food for the Hungry (FH) unterstützt werden? Auch wenn das Projekt sich erst in den ersten Monaten der dritten Phase befindet und noch ungefähr zweieinhalb Jahre weiterlaufen wird, ist diese Frage aktuell.

Die Kooperativen, mit denen das Projekt vor fünf Jahren begonnen wurde, werden vor allem noch mit technischen oder organisatorischen Hilfestellungen unterstützt, nicht aber mit der Verteilung von Material. Letzte Woche durfte ich mit meiner Mitarbeiterin im « projet d’appui aux associations et coopératives agricoles » und dem Verantwortlichen für die Evaluation von Projekten des Büros in Kigali einige dieser « alten » Kooperativen besuchen, um festzustellen, wie es dort weitergeht. Auffällig war, dass die drei besuchten Kooperativen in sehr unterschiedlichen Situationen und deshalb mehr oder weniger aktiv und dynamisch sind.

Mit der Kasse durchgebrannt
Die erste Kooperative hatte sich aufgelöst, nachdem ihr Präsident mit einem Teil des Vermögens der Kooperative verschwunden war. Sie hat ihre Aktivitäten erst wieder aufgenommen, nachdem FH sie in diesem Sommer zu einer Fortbildung eingeladen hatte. Nun sind die Mitglieder der Kooperative damit beschäftigt, das Ananasfeld, das nicht mehr gepflegt wurde, wieder auf Vordermann zu bringen. Dies ist umso wichtiger, da die Kooperative einen Kredit aufgenommen hat und deshalb ein Einkommen benötigt um diesen zurückbezahlen zu können.

Mitglieder der Kooperative arbeiten auf ihrem Ananasfeld.

Grossprojekt statt Kleinlandwirtschaft
Die zweite Kooperative, die wir besuchten, pflanzte Mais auf Feldern an, die sie vom ruandischen Staat mietete. Da in dieser Gegend nun aber ein grosses koreanisches Landwirtschaftsprojekt durchgeführt werden soll, hat die Regierung beschlossen, das Land nicht mehr an die Bauern zu vermieten. So ist diese Kooperative zwar noch aktiv, hat aber kein Land mehr zur Verfügung. Glücklicherweise war die Kooperative vor diesem Vorfall erfolgreich genug um für alle Mitglieder Schweine zu kaufen, wodurch sie sich nun auf die Schweinezucht spezialisiert hat.

Die Kooperative hat keine Felder mehr zur Verfügung, beschäftigt sich aber mit der Aufzucht von Schweinen.

Richtung Selbständigkeit
Die dritte Kooperative, die wir an diesem Tag besuchten, funktionierte sehr gut und hatte auch nicht mit problematischen Umständen zu kämpfen. Meine Mitarbeiter haben die Mitglieder ermutigt einen Kredit aufzunehmen, damit ein Lagerraum gebaut werden kann. Das Lagern der Ernte ist für die Kooperativen oft ein grosses Problem, da kein Platz für die Lagerung zur Verfügung steht, die gesamte Ernte aber nicht, oder nur zu einem tieferen Preis, in einem Mal verkauft werden kann. Diesen Schritt muss die Kooperative nun auf eigene Initiative gehen, wobei sie aber weiterhin auf Hilfestellungen beim Kontakt mit den Behörden, Ratschläge zu verschiedenen Arten von Krediten oder landwirtschaftlichen Problemen und ähnliche Unterstützung durch FH zählen kann.

Alle diese Kooperativen benötigen weiterhin mehr oder weniger Unterstützung durch Food for the Hungry, gehen aber ihren Weg in Richtung Selbstständigkeit, auch wenn die äusseren Umstände ihnen oft Steine in den Weg legen.

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Von Stromausfällen und Büromaterial

Jeannette von Däniken ist zurzeit in Ruanda, wo sie ein Praktikum bei FH macht. Sie hat in Genf Sozialwirtschaft studiert und interessiert sich besonders für landwirtschaftliche Fragen.

Letzte Woche war es schwierig in Muhanga zu arbeiten. Das galt wohl nicht nur für die Mitarbeiter/innen von Food for the Hungry, aber als Beispiel eignet sich unsere Organisation sicher gut.
Am Morgen bei meiner Ankunft im Büro funktionierte der Strom meistens etwa für eine halbe Stunde. Danach verabschiedete er sich bis kurz vor dem Mittagessen. Nach der Mittagspause dauerte Strom-Phase meist etwa zwei Stunden, bevor der Strom erneut ohne Vorwarnung ausblieb. Auch abends war es dieselbe Geschichte, nur dass dann im FH Büro nicht gearbeitet wird. Niemandem ist klar, was der Grund für diese häufigen Stromausfälle ist, ob der Strom gezielt ausgeschaltet wird oder ob das System tatsächlich immer wieder überlastet ist. Das Problem dabei ist einfach: In einem Büro, wie hier bei FH, wird an Computern gearbeitet und wir benutzen öfters mal das Internet.

Strom und Benzin kommen und gehen
Ich gehöre zu den Glücklichen, die über einen Laptop mit funktionierendem Akku verfügen, so dass ich wenigstens für ein Weilchen weiterarbeiten kann, das ist aber längst nicht der Fall aller meiner Arbeitskollegen/innen hier. Die Elektrizitäts-Situation scheint in Muhanga nicht immer so schlecht zu sein, aber seit ich hier angekommen bin, kommt und geht der Strom wie er will. Eigentlich ist dies ja auch gar nicht so schlimm, da die meisten meiner Arbeitskollegen vorwiegend auf dem Land in einer Gemeinde arbeiten und deshalb den ganzen Tag unterwegs sind. Das Problem ist nur, dass sie, wenn sie einen Tag im Büro einplanen, auch Dinge erledigen müssen, für die es nun mal einen Computer und meist auch Internet braucht. Sie müssen dann Berichte verfassen und verschicken, Fotos auswählen oder Mails beantworten. So ist oft das einzige was jeweils übrig bleibt, abzuwarten bis der Strom wieder funktioniert und dann zu arbeiten, wenn es Strom gibt.

Präsidentin und Sektretärin einer Kooperative im Sektor Kamonyi.

Und auch wir im kleinen Team des „projet d’appui aux associations et coopératives agricoles“, in dem ich arbeite, haben die stromfreie Zeit genutzt, um zu den Kooperativen zu fahren. Dies war leider auch nicht immer möglich, da es manchmal nicht nur keinen Strom, sondern ausserdem kein Benzin gab (in diesem Fall kein allgemeines ruandisches Problem, sondern eher ein FH-internes).

Buchhaltung für Kooperativen
So haben wir letzte Woche an einem Tag etwas 20 neuere Kooperativen in 3 verschiedenen Sektoren abgeklappert, um Material zu verteilen. Diesmal handelte es sich nicht um Dünger, sondern um Hefte, Bücher, Stifte und Kreide. Dieses Material gehört zur Ausbildung, die im Oktober und November zur Buchhaltung und allgemein der Organisation von Kooperativen stattfand. Die leitenden Personen der Kooperativen, die an dieser Ausbildung teilgenommen haben, haben nun den Auftrag ihr Wissen an die Mitglieder ihrer Kooperativen weiterzuvermitteln. Dazu sind die Hefte, Stifte und Kreide bestimmt, während die Bücher für die Buchhaltung gedacht sind. Die Herausforderung der Leiter/innen der Kooperativen ist umso grösser, als manche Mitglieder der Kooperativen weder lesen noch schreiben können und meist noch nie etwas von Buchhaltung gehört haben. Da jedoch alles auf dem Papierweg gehandhabt wird und das Stromnetz auf dem ruandischen Land ohnehin noch nicht alle Menschen erreicht, wird ihre Arbeit wenigstens nicht von Stromausfällen beeinträchtigt.

Verteilung von Büromaterial im Sektor Kabacuzi.

Was uns hier in Muhanga verdeutlicht, dass wir dieses Ärgernis vielleicht nicht allzu wichtig nehmen sollten, sondern uns eher glücklich schätzen sollten, dass wir überhaupt über Strom verfügen.

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Une journée à Kirwa

Même si je travaille principalement avec l’équipe du projet d’appui aux associations et coopératives agricoles ici à Muhanga, j’en profite aussi pour aller visiter les autres projets de FH Rwanda. La semaine passée, Emmanuel m’a proposé de l’accompagner une journée à Kirwa, où il met en œuvre un projet financé par FH Suisse. Dans cette communauté, 50 familles sont soutenues par FH Rwanda à travers différentes formations sur les jardins potagers, l’hygiène à la maison ou encore la création de tontines.

Il est 9 heures. Nous partons à moto, après avoir bu une grande tasse de lait chaud dans une petite cantine. Il ne sera pas possible de manger sur place à midi, mais grâce au lait, nous n’allons pas avoir faim. Depuis le bureau de FH à Muhanga, il nous faut une heure pour arriver à Kirwa.

La région de Kirwa

Collaboration active avec le gouvernement local
Nous commençons par nous présenter au bureau du secteur pour annoncer notre visite et parler à l’agronome en charge de cette zone. Ce dernier prend le temps de me montrer une nouvelle variété de bananier, bien adaptée aux conditions agricoles exigeantes de la région : Kirwa Il est très important pour FH Rwanda de maintenir une collaboration active avec le gouvernement local.

Visite de deux familles
Nous poursuivons notre route sur les pistes terreuses et je commence à comprendre que la moto est le bon moyen pour se déplacer ici! Nous visitons deux familles. Leurs maisons se trouvent sur des pentes très raides et la pluie menace de les détruire. FH soutient ces familles par le paiement de la mutuelle de santé et des frais scolaires des enfants, mais aussi à travers des formations: mise en place d’un jardin potager, hygiène à la maison, création de groupes d’épargnes et de crédits, les tontines, etc. La première famille est impatiente de recevoir un petit veau. Le système de solidarité mis en place prévoit que les familles qui n’ont pas reçu de vache directement, obtiennent par la suite un veau d’une autre famille. Nous allons également voir les étables des vaches. Juste derrière, se trouve un champ de haricots grimpants très prospère, grâce au fumier disponible à proximité. Pour terminer la journée, Emmanuel me montre l’école de Kirwa, désertée pour le moment, puisque ce sont les grandes vacances scolaires au Rwanda.

Les étables des vaches

Un soutien moral
En accompagnant Emmanuel, je remarque combien il aime travailler avec la communauté de Kirwa: il connait tout le monde et prend le temps de parler avec les familles. Il s’intéresse aussi à leurs problèmes et essaie de trouver des solutions avec eux. On sent que les familles le connaissent bien et lui font confiance. Du coup, l’aide n’est pas uniquement financière mais va bien plus loin: c’est également un soutien moral.

Il est 15 heures, la pluie commence à tomber. Nous nous dépêchons pour rentrer au plus vite, car à deux sur une moto,  ces routes boueuses vont rapidement être dangereuses!

Je profite de l’occasion pour remercier Emmanuel, ainsi que toute l’équipe de FH Rwanda, de me montrer leur travail, mais aussi pour l’engagement et la passion avec lesquels ils font leur travail. Emmanuel adore travailler avec la communauté de Kirwa et le résultat en est évident !

Ronde avec des enfants de Kirwa

 

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Une saison des pluies trop ensoleillée

Devant les fenêtres du bureau de FH à Muhanga, un orage se prépare : des nuages noirs recouvrent le ciel, le tonnerre gronde, le courant a été coupé et dans quelques instants, il va pleuvoir à torrents. Mais cela est une exception, même en pleine saison pluvieuse.

J’apprécie le temps qu’il fait ici, surtout quand j’imagine celui qu’il doit faire en Suisse, un 6 novembre ! Le soleil brille, le ciel est bleu clair avec quelques nuages blancs, il fait au moins 25 degrés et je ne me demande même plus comment m’habiller le matin : il fait beau tous les jours. Faute d’expérience en matière de saisons des pluies, j’associais le nom de cette période de l’année aux orages courts mais violents, qui viennent interrompre le soleil peut-être deux fois par semaine.

Des nuages, mais pas de pluie…

Mais les remarques de mes collaborateurs, de ma colocataire et d’autres personnes plus expérimentées se multiplient : la saison pluvieuse n’est pas comme d’habitude. Il devrait y avoir des journées entières de pluie, il devrait faire plus froid et il devrait pleuvoir plus souvent et plus longtemps. Les haricots semés lors de mon arrivée sont secs et ne poussent pas bien, de même que le manioc.

Visite des champs d’une coopérative

Après un mois de pluies insuffisantes, les Rwandais commencent à craindre une mauvaise récolte et, comme conséquence immédiate, la faim. Il est impressionnant, et pour nous inimaginable, de voir une menace immédiate dans le beau temps.

Je serais ravie de sortir mes jeans et mes pulls de ma valise, si, en échange, la pluie tombait plus abondamment.

Jeannette von Däniken est actuellement en stage chez FH Rwanda. Etudiante de Master en socio-économie à l’Université de Genève, elle s’intéresse particulièrement aux questions agricoles. Dans le cadre de son stage, elle soutient les collaborateurs locaux dans le projet d’appui aux coopératives agricoles de la Province du Sud, soutenu par la Fédération genevoise de coopération (FGC). Elle nous présente ici les activités en cours pour ce projet.

 

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